La députée Annie Chapelier dépose une proposition de loi visant à redéfinir la pratique avancée infirmière.

Avec la montée en compétences des professions paramédicales, la pratique avancée apparait comme une réponse à déployer pour faire face à la désertification médicale et à l’augmentation des besoins en santé de notre population.

Afin d’atteindre l’objectif fixé lors du Ségur de la Santé, qui portait à 5.000 le nombre d’infirmiers en pratique avancée (IPA) pour 2024, la députée Annie Chapelier dépose une proposition de loi visant à redéfinir la pratique avancée infirmière.

L’article 1er propose, par une réécriture du titre préliminaire du livre III du code de la santé publique, d’ouvrir le premier recours à la pratique avancée infirmière en soins primaires et de permettre aux spécialités existantes de rejoindre au fur et à mesure de leur réingénierie la pratique avancée.

Les infirmiers en pratique avancée seraient ainsi autorisés lors d’une première consultation à avoir un primo diagnostic pour mieux orienter le patient, voire à lui fournir une primo prescription et une prise en charge immédiate dans des con

ditions parfaitement définies pour ces professionnels.

L’article 2 prévoit les dispositions relatives à la compensation de la charge pour les organismes de sécurité sociale.

Nous nous devons de reconnaître les professions paramédicales à la hauteur de leurs compétences et de leur utilité sociétale. Ainsi et alors même que cette proposition de loi concerne exclusivement les infirmiers, elle porte en elle des évolutions professionnelles souhaitables pour l’ensemble des professions paramédicales.

Il s’agit, de fait, d’un changement de paradigme où le centre de gravité du système de santé est déplacé de la population médicale vers les paramédicaux spécialisés et ce, sans retirer le « leadership médical » dans l’aspect décisionnel.

Annie CHAPELIER