Aux côtés des sapeurs-pompiers du Gard, j’ai déposé l’écharpe parlementaire pour 2 semaines (du 8 au 24 mars) et renfilé la blouse d’infirmière pour prêter main forte aux soignants de l’hôpital de Pamandzi. Ce département français d’outre-mer est particulièrement impacté par le virus.

En février, un premier détachement de 35 professionnels a rejoint Mayotte dont 13  sapeurs-pompiers du Gard : un chef de mission, 1 médecin anesthésiste réanimateur, 1 pharmacien, 6 infirmiers et 4 logisticiens.

L’unité ESCRIM, Elément de Sécurité civile rapide d’intervention médicalisée, créée à Nîmes dans les années 90, est un hôpital sous tente où les procédures, les protocoles, les matériels sont identiques à ceux d’un hôpital classique. Totalement modulaire et projetable, il s’adapte à tout environnement. Il est spécialisé dans les interventions d’urgence telles que les séismes, les catastrophes naturelles ou sanitaires et même lors des guerres civiles.

La mission de l’ESCRIM consiste, cette fois-ci,  à renforcer les capacités d’accueil de l’hôpital de Pamandzi en armant une structure d’accueil, de tri, de prise en charge médicale et d’orientation des patients.

La situation sanitaire reste très critique à Mayotte, seul département reconfiné. Afin de faire face à l’augmentation massive des cas covid, le reconfinement de l’île avait été décidé début février afin d’une part de freiner la circulation du virus et son variant sud-africain et d’autre part de protéger les populations. Actuellement, le taux d’incidence frôle les 500 cas pour 100 000 habitants. Et les hospitalisations sont en hausse.

Ce lundi 8 mars, un second détachement de 22 professionnels dont 14 sapeurs-pompiers gardois s’est envolé vers le territoire mahorais afin de remplacer la première équipe partie fin février.

Infirmière-anesthésiste de profession, je suis retournée exercer mon métier à l’hôpital de Pamandzi dans le but d’apporter son aide au personnel hospitalier.