8 mars 2020
Journée internationale des droits des femmes

L’égalité entre les femmes et les hommes demeure l’un des principes fondamentaux de notre République. « La loi
favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales » comme en dispose l’article 1 de la Constitution de 1958. Cette égalité d’accès est pourtant bien loin d’une égalité réelle.

Le 29 avril 1945, les femmes françaises se rendaient aux urnes pour la première fois, à l’occasion de scrutins
municipaux. Le 15 mars prochain, lors du premier tour des élections municipales, nous exercerons ce droit de vote
une 14ème fois. Mais voter pour qui ? Pour des hommes !

Car les femmes restent fortement absentes du paysage politique. Dans son rapport1 sur l’état des lieux du sexisme
en France, publié le 02 mars 2020, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes l’écrit « Le monde
politique fonctionne comme une chasse gardée des hommes malgré des avancées remarquables de la parité grâce aux contraintes légales. […] les femmes politiques affirment à la fois leur irrépressible décision d’aller de l’avant et leurs regrets qu’un réel partage du pouvoir tarde à venir. Les élections municipales et intercommunales à venir donnent l’occasion de rappeler que malgré les lois de parité, le pouvoir reste majoritairement masculin – 84% des maires et 92% des président.es d’intercommunalité sont des hommes ».

Ces zones blanches de parité sont principalement prégnantes dans les communes de moins de 1000 habitants où les
règles paritaires ne s’appliquent pas. A titre d’illustration, dans le département du Gard, seulement 53 femmes
sont, à ce jour, élues maires pour un territoire qui regroupe 351 communes.

Si la place des hommes est prépondérante en politique, les barrières socio-psychologiques (peur du jugement,
manque de temps, manque de confiance, faible réseau) imposées par la société continuent de retenir les femmes de
s’engager dans la vie politique.

En 2020, la politique doit être plus ambitieuse. Marianne, symbole de la République française, ne doit
plus être la seule femme à franchir le pas des mairies !

En ce 8 mars 2020, en tant que parlementaire, en tant membre de la Délégation aux droits des femmes, mais avant
tout en tant que femme, je tiens à rappeler mon indéfectible engagement pour l’égalité femmes-hommes.

Je tiens, également, à remercier l’ensemble des acteurs qui par leur action quotidienne œuvrent en faveur de l’égalité
dans tous les domaines de l’action publique : éducation, sécurité, formation, emploi, précarité, santé, culture, sports.

Article paru Objectif Gard : https://www.objectifgard.com/2020/03/08/gard-les-femmes-restent-fortement-absentes-du-paysage-politique-regrette-annie-chapelier/