Depuis 2003, tous les 25 septembre, a lieu, dans la cour des Invalides, la cérémonie nationale d’hommage aux harkis, anciens combattants engagés aux côtés de l’armée française pendant la guerre d’Algérie.

Sur demande du Président de la République en septembre 2017, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieusecq a constitué un groupe de travail afin d’évaluer les dispositifs de reconnaissance et de réparation mis en œuvre en faveur des anciens harkis.

Sur cette base de travail, le 25 septembre 2018 le Gouvernement a annoncé une série de mesures en faveur des harkis :

 

– Reconnaissance : la préservation de la mémoire des anciens harkis

  • Rapatriement, préservation et disponibilité des archives individuelles des harkis.
  • Une exposition et un colloque sur l’engagement militaire des harkis se tiendront au fort de Vincennes en 2020 afin d’assurer la valorisation de leur mémoire.
  • Une promotion spéciale de distinctions honorifiques (médaille militaire, ordre national du mérite, ordre national de la Légion d’honneur) a récompensé 21 anciens harkis pour leur courage militaire et, de manière inédite, 16 filles ou fils de harkis pour leur engagement au service de milieux associatifs ou en reconnaissance de leur talent.

– Réparation : la revalorisation des allocations au profit des anciens combattants harkis

  • Revalorisation de 400 euros des allocations de reconnaissance et viagère au profit des anciens combattants (loi de finances 2019). Il s’agit de loin la plus forte augmentation depuis la création des allocations en 2005.

– Solidarité : la création d’un dispositif de solidarité en faveur des fils et filles d’anciens harkis

  • Fonds de solidarité pour les enfants des harkis : en début octobre, la commission ministérielle d’examens des dossiers aura octroyé 1,2 millions d’euros d’aides pour une moyenne de 4600 euros par dossier.
  • Retour vers l’emploi : un accord cadre a été signé le 19 septembre 2019 entre l’ONACVG et Pôle emploi afin de garantir un accompagnement personnalisé vers l’emploi privé.

 

Le Président de la République souhaite poursuivre ce processus de reconnaissance et réparation qui n’est pas clos.