Ouverture des 22ème Assises des petites villes de France (APVF) au Pont du Gard.

Christophe Bouillon, Président de l’APVF et Député de Seine-Maritime et Maire honoraire de Canteleu, et Pierre Jarlier, Président délégué et Maire de Saint-Flour, ont eu le plaisir d’accueillir de nombreux invités aux 22ème Assises des petites villes de France qui se sont tenues les 19 et 20 septembre 2019 à Uzès (Pont-du-Gard).

Pour cette occasion, le Premier Ministre a répondu favorablement à l’invitation de l’association. Et il n’a pas fait le déplacement seul. En effet, la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, le ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires chargé des collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, et le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des comptes publics, Olivier Dussopt, étaient aussi présents. Ils ont été rejoints dans l’après-midi par le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, Gabriel Attal. La clôture des travaux de ces assisses a été prononcée par l’allocution du Président du Sénat, Gérard Larcher.

Le discours du Premier Ministre a marqué l’ouverture officielle de ces Assises. Un discours rassurant au vue des fractures territoriales qui traversent notre pays.  « L’acte II du quinquennat sera celui des territoires » a-t-il lancé.

En présence de Carole Delga, présidente de Région, de Denis Bouad, président du Conseil départemental, de Jean-Luc Chapon, maire d’Uzès et de plus de 400 élus locaux, le Premier Ministre a notamment répondu aux inquiétudes récurrentes et défis grandissants des maires*.

Les sujets ont été variés : vieillissement de la population, désertification médicale, revitalisation des cœurs de villes, emploi, mobilités, accès aux services publics, taxe d’habitation, incivilités et agressions subies par les maires .
Le Premier ministre a mentionné l’éventualité d’une application « cousu-main » des réformes territoriales et de décentralisation offrant la possibilité d’une différenciation d’adaptation en fonction des territoires et de leurs habitudes de coopération.

                                       

Dans l’après-midi, plusieurs ateliers ont été organisés.

Séquence n° 1 : Le défi de la mobilité

Frédéric BADINA, Président de Wimoov
Éric CHAREYRON, Directeur de la prospective chez Keolis
Réactions : Jean-Michel MORER, Maire de Trilport
Nicolas SORET, Premier adjoint au Maire de Joigny, Président de la Communauté de communes du Jovinien

Séquence n°2 : Le défi du vieillissement et de la désertification médicale

Jérôme GUEDJ, Ancien Président du Conseil départemental de l’Essonne, Auteur du livre « Plaidoyer pour les vieux », consultant, animateur du Think tank « matière grise »
André ACCARY, Président du Conseil départemental de Saône-et-Loire
Emmanuel VIGNERON, Géographe, Expert de l’aménagement sanitaire
Réactions : Philippe LE GOFF, Maire de Guingamp
Nathalie NIESON, Maire de Bourg-de-Péage, Vice-présidente de l’APVF

La question de la désertification médicale est, désormais, un enjeu majeur du développement. Plusieurs solutions sont envisagées. Certains comme Martin Malvy (ancien Ministre PS) penche pour une contrainte à l’installation des jeunes praticiens. Mais le Premier Ministre souhaite nuancer ce propos.

Dans le département du Gard, de nombreux territoires, et pas seulement en terrain rural, manquent de médecins. C’est notamment le cas le long de la vallée du Rhône, à Vallabrègues, et à Mons, près d’Alès, où le médecin est parti sans prévenir. Pour y remédier, les Maisons de Santé sont des modèles en pleine expansion. Elles ont cru de 37%.

André Accary, président du Conseil départemental de Saône-et-Loire, a présenté un dispositif innovant dans l’Hexagone, ayant permis jusqu’à présent l’embauche salariée de 50 médecins généralistes par le Département.
Selon ses mots « Il s’agissait de pouvoir proposer sur chaque secteur un accès à un médecin. Ces installations sont faites en complément de la médecine libérale existante. Nous avons retissé un maillage sans contraindre personne mais en proposant un exercice de la médecine qui convient à de nouvelles façons d’exercer ».

Vincent Chauvet, maire d’Autun a, quant à lui, présenté la démarche nouvelle de la faculté de médecine de Dijon : elle permettra, dès septembre 2020, de suivre la première année d’accès aux études de santé (PACES) à Nevers, dans la Nièvre, un département qui manque cruellement de praticiens.

 

 

*A ce sujet, Jacqueline Gourault et Sébastien Lecornu ont présenté en Conseil des ministres, en date du 17 juillet 2019, le projet de loi Engagement et Proximité. Ce texte vise à renforcer les droits des élus mais également accorder plus de libertés locales pour agir au plus près du terrain. Un seul objectif : une meilleure reconnaissance de l’engagement des maires et de la commune : https://www.gouvernement.fr/projet-de-loi-engagement-et-proximite-une-meilleure-reconnaissance-de-l-engagement-des-elus