Contexte : Nous allons élire les eurodéputés français dans quelques jours. Dans le cas où le Royaume-Uni ne sortirait pas de l’Union européenne avant le 1er juillet, seuls 74 eurodéputés français siègeront sur 79. 

Cinq députés resteront donc dans l’expectative, dans l’attente d’un Brexit effectif : est-ce la marque d’une impuissance ?

  • Le Brexit est une décision souveraine du peuple britannique que nous respectons.
  • Il faut souligner que les 5 députés supplémentaires que la France va compter (passage de 74 à 79) sont acquis et sont un progrès important ; le maintien à 74 (nombre d’eurodéputés français dans la configuration actuelle au Parlement européen) n’est que temporaire.
  • Nous avions le devoir et la responsabilité de faire que les élections européennes puissent se dérouler sans aucune incertitude
  • C’est pourquoi le ministre de l’intérieur a présenté un projet de loi, qui a été adopté à l’Assemblée hier (examiné demain au Sénat). Il précise pour la France les modalités d’élection de nos représentants au Parlement européen. Nous sommes prêts à tous les cas de figure. (dans le cas où le Royaume-Uni ne sortirait pas de l’Union européenne avant le 1er juillet, seuls 74 députés siègeront donc. Les 5 suivants dans l’ordre prévu par le scrutin du 26 mai les rejoindront lorsque le Royaume-Uni quittera l’Union européenne de façon effective)
  • Nous avons agi pour qu’il n’y ait pas de paralysie du bon fonctionnement des institutions de l’Union, en particulier du Parlement européen.
  • Nos eurodéputés pourront peser dans la mise en place du futur Parlement.

Donc NON : nous ne sommes pas dans l’incertitude et l’impuissance.