Contexte : dans une tribune publiée sur France Info ce jeudi 16/05, 89 associations, parmi lesquelles Greenpeace, WWF, France nature environnement, Réseau action climat et Générations futures, appellent à marcher, samedi 18 mai, contre « le monde de Monsanto/Bayer et pour une agriculture locale qui protège la biodiversité ».

  • La transition écologique de notre modèle agricole est une priorité pour répondre à l’urgence environnementale. Comme la lutte contre le changement climatique, elle nécessite l’engagement de l’ensemble de la société : Etat, villes, régions, entreprises et individus. La voix des citoyens et leur mobilisation sont donc une force supplémentaire pour réussir cette transition.
  • Le Gouvernement partage pleinement cette priorité et est engagé depuis le début du quinquennat dans la mise en œuvre de cette transition dans l’alimentation et l’agriculture :
  • Nous avons proposé au Parlement, qui l’a adopté, un objectif de 50% de produits bio, locaux ou sous signes d’origine et de qualité dans la restauration collective publique à partir du 1er janvier 2022, dont 20% de produits bio : le décret définissant les produits concernés est paru le 24 avril dernier, et un comité national de la restauration collective a été mis en place, avec l’ensemble des parties prenantes et les collectivités, pour suivre cette mesure. Les financements européens du programme lait et fruits à l’école  (35 millions d’Euros/an) seront mobilisés pour contribuer à l’atteinte de cet objectif ;
  • Nous avons fixé l’objectif que l’agriculture bio représente 15%  de la surface agricole en 2022 (contre 5,7 % fin 2016). La progression du bio s’est confirmée : la bio concerne 7,5 % de la SAU (2 millions d’hectares) et près de 42 000 agriculteurs fin 2018 (+6000 en 2018) ;
  • L’ordonnance organisant la séparation entre les fonctions de conseil aux agriculteurs et de vente de produits phytopharmaceutiques a été promulguée le 25 avril dernier : la séparation sera effective au 1er janvier 2021, et permettra aux agriculteurs de disposer d’un conseil amélioré sur les alternatives aux pesticides ;
  • Le Gouvernement a agi pour retirer les pesticides les plus dangereux pour la santé ou l’environnement, au niveau européen et au niveau national, en demandant systématiquement le retrait de ces substances au niveau européen, et en demandant à l’Agence nationale (ANSES), de procéder à leur réévaluation systématique ;
  • La France a été leader dans la réforme de l’agence européenne sur la sécurité sanitaire des aliments (EFSA), qui vient d’être adoptée : les futures évaluations se feront dans un cadre transparent, avec des règles déontologiques renforcées ; les agences seront dotées de la capacité de mener leurs propres évaluations en cas de besoin ;
  • Les néonicotinoïdes (pesticides tueurs d’abeilles) ont  été interdits par la France en septembre 2018, en anticipant l’interdiction de 5 substances par rapport au niveau européen (3 substances interdites). L’interdiction a été étendue à d’autres substances présentant des modes d’action similaires par le Parlement ;
  • Nous avons mis en œuvre l’interdiction de la vente de pesticides chimiques aux particuliers, effective au 1er janvier 2019 ;
  • Nous avons confirmé l’objectif de diviser par deux l’usage des pesticides d’ici 2025, et nous sommes les premiers en Europe à nous engager sur la sortie du glyphosate en 3 ans ; pour y parvenir, le Gouvernement a demandé à l’Anses et à l’Inra de mener une évaluation complète des alternatives non chimiques disponibles, d’ici 2020. Sur ces bases, les autorisations de produits contenant du glyphosate ne seront pas renouvelées dès lors que les alternatives existent. L’avancement de ces travaux fait l’objet de points réguliers avec les parties prenantes et avec les parlementaires.
  • Cette transition, nous ne pouvons la mener qu’AVEC les agriculteurs, et surtout pas contre eux, et avec l’ensemble des acteurs, institut technique, chercheurs, transformateurs, consommateurs. Nous sommes donc mobilisés pour accompagner ceux pour lesquels cette transition est une véritable révolution, parce qu’elle bouleverse leur manière de produire et a un impact économique :
  • Nous investissons 71 M€/an dans le financement d’actions d’accompagnement des agriculteurs, de recherche et de diffusion d’alternatives au glyphosate ;
  • Un programme prioritaire de recherche sur la sortie des pesticides a été élaboré, pour un montant de 30 M€ sur cinq ans ;
  • Un site gouvernemental dédié (glyphosate.gouv.fr) a été mis en place ; il permet d’informer le grand public, de diffuser les alternatives et contient un centre de ressources recensant l’ensemble des alternatives, destiné à la profession