Contexte : 

  • L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a sorti ce jour une étude qui indique que les ménages français gagneront en moyenne 850€ de pouvoir d’achat en 2019, dont 440€ directement liées à des mesures du Gouvernement. C’est la plus forte hausse depuis 2007.
  • Cette hausse fait notamment suite aux mesures d’« urgence économique et sociale » présentées le 10 décembre dernier par le président de la République : revalorisation de la prime d’activité ; défiscalisation et exonération de cotisations salariales des heures supplémentaires ; baisse de CSG pour 5 millions de retraités ; prime exceptionnelle défiscalisée (versée par les entreprises).

Les mesures de pouvoir d’achat sont-elles le résultat de la mobilisation des gilets jaunes ?

  • Le Gouvernement agit pour le pouvoir d’achat des Français depuis le début du quinquennat, bien avant le mouvement des gilets jaunes. Plusieurs mesures significatives ont été prises dès le budget pour 2018, notamment :
  • Suppression progressive de la taxe d’habitation (1/3 en 2018, 1/3 cette année, suppression totale pour 80% de la population l’an prochain, et pour tous les Français en 2022) : à terme, une économie moyenne pour les ménages de 550 €/an.
  • Suppression des cotisations salariales chômage et maladie (en deux temps : première baisse en janvier 2018, suppression totale en octobre 2018) à 260€ /an pour un salarié au SMIC, 380€ pour un salarié touchant 1700€ net/mois.
  • Création du chèque énergie : 150€ en moyenne pour 4 millions de ménages modestes en 2018, 200€ en moyenne en 2019 + extension à 2,2 millions de ménages supplémentaires.
  • Mais le mouvement des gilets jaunes nous a montré l’urgence qu’il y avait à aller plus vite et plus loin, face au sentiment de nombreux Français de ne pas s’en sortir à la fin du mois alors qu’ils travaillent dur.
  • C’est ce qui nous a conduits à avancer à 2019 les mesures de pouvoir d’achat qui étaient prévues pour une entrée en vigueur plus tard dans le quinquennat. Ces mesures constituent le plan « d’urgence économique et sociale » annoncé par le président de la République en décembre. Elles bénéficient en premier lieu aux classes moyennes qui travaillent (d’après une étude publiée par l’Institut des politiques publiques au mois de janvier).
  • Revalorisation massive de la prime d’activité : +90€/mois au SMIC (plus de 50% d’augmentation).
  • Exonération de charges et d’impôts en faveur des heures supplémentaires.
  • Prime exceptionnelle défiscalisée jusqu’à 1000€.
  • Annulation de la hausse de CSG pour les pensions jusqu’à 2000€.
  • Annulation des hausses de fiscalité écologique qui étaient prévues à partir de 2019.

 

Cette hausse du pouvoir d’achat se fait-elle au détriment de nos finances publiques ?

  • Cette hausse s’inscrit dans le long-terme, car ce sont des mesures qui incitent au travail et qui réduisent les inégalités. Elles viennent compléter les réformes structurelles que nous menons (réformes fiscales, du marché du travail, PACTE, notamment). Ces différentes réformes devraient conduire à une augmentation du PIB/habitant de 3,2 points d’ici 10 ans (d’après un rapport de l’OCDE paru la semaine dernière). Selon l’estimation de l’OCDE, les premiers bénéficiaires de ces réformes structurelles sont les classes moyennes et populaires (entre +4 et 6% de niveau de vie pour les 60% les plus modestes, contre +2% pour les 40% les plus aisés).
  • Ces réformes structurelles nous permettent de tenir notre trajectoire en matière de finances publiques : nous ne ferons pas peser la hausse du pouvoir d’achat d’aujourd’hui aux générations de demain.