Contexte : une mobilisation des enseignants a lieu ce jour pour protester contre le projet de loi « pour une école de la confiance » et contre la réforme du lycée.

  • Moins de 15% des professeurs des écoles et moins de 10% des enseignants dans leur ensemble participent au mouvement : on ne peut donc pas parler d’une mobilisation massive.
  • Beaucoup de contre-vérités et de caricatures circulent à propos des réformes menées. Il faut rétablir les faits :
  • Pas de regroupement obligatoire entre école et collège ;
  • Pas de suppression des directeurs d’écoles ;
  • Pas de diminution des choix pour les lycéens ;
  • Pas d’enseignants remplacés par des surveillants
  • Le projet de loi « pour une école de la confiance » a 2 objectifs :
  • Plus de justice sociale (instruction obligatoire à 3 ans, obligation de formation de 16 à 18 ans, simplification de l’obtention de bourse au lycée…)
  • Elever le niveau général (renforcement de la formation des enseignants, évaluation des établissements pour détecter d’éventuelles difficultés et aider les équipes à progresser…)

 

Sur les regroupements collèges / écoles

  • Aucune école ne sera obligée de se regrouper avec un collège. Le regroupement sera une possibilité, ce sera fait là où il y aura un consensus local, c’est-à-dire là où les professeurs et les élus locaux auront envie de ça.
  • L’objectif, c’est de créer le plus de continuité possible entre l’école et le collège et d’éviter la césure CM2/6ème.  Cette idée est déjà expérimentée avec succès dans plusieurs territoires.
  • Il n’y aura en aucun cas de suppression de directeur d’école, le ministre l’a dit très clairement. Il n’est pas envisageable qu’une école n’ait pas un responsable local,  interlocuteur naturel des parents et de la commune.
  • Le Gouvernement l’a toujours dit : notre priorité, c’est l’école primaire.
  • Dédoublement des classes de CP et de CE1 en zone prioritaire (300 000 élèves concernés à la rentrée prochaine) ;
  • 2300 postes créés à la rentrée prochaine alors qu’il y aura 60 000 élèves de moins.

 

Sur le choix des spécialités au lycée

  • La suppression des filières au lycée (S/L/ES) ne va en aucun cas limiter le choix des lycéens, bien au contraire. Avec le nouveau système, les lycéens auront plus de liberté pour étudier ce qui leur plaît vraiment : plus de combinaisons d’enseignements seront possibles (par exemple mathématiques / art ; ou physique / économie : impossible jusqu’ici).
  • Dans 92% des établissements, au moins 7 spécialités seront proposées. Ce ne sera jamais une régression : dans toutes les situations, l’offre d’enseignements sera plus riche qu’auparavant (plus de 15% des lycées ne proposaient pas les 3 filières jusqu’à présent).