C’est encore insuffisant mais c’est une bonne nouvelle : le signe que le chômage de masse n’est pas une fatalité.

 Contexte : l’Insee a publié ce matin les chiffres du chômage du dernier trimestre 2018.

  • Le taux de chômage baisse à 8,8% : c’est la première fois depuis 10 ans qu’il passe sous les 9% (taux pour l’ensemble du territoire, outre-mer compris).
  • C’est encore insuffisant, mais c’est une bonne nouvelle, c’est le signe que le chômage de masse n’est pas une fatalité dans notre pays et que l’ambition posée par le Président à 7% en 2022 est atteignable.
  • La politique résolument orientée vers le travail commence à porter ses fruits :
  • Les entreprises n’ont plus peur d’embaucher des salariés (ce sont les ordonnances travail, dont les effets commencent à être visibles un an et demi après leur entrée en vigueur) ;
  • Les chômeurs sont davantage formés (c’est le plan d’investissement compétences: 15 Mds€ investis pour former 1 million de demandeurs d’emplois peu qualifiés et 1 million de jeunes éloignés de l’emploi en 5 ans) ;
  • Les jeunes choisissent davantage l’apprentissage, qui offre de solides débouchés (c’est la réforme de l’apprentissage, qui a conduit à une hausse de +7% du nombre d’apprentis dès 2018, et dont les effets vont s’accélérer cette année et l’année prochaine).
  • Toutes les catégories d’âge sont concernées par cette bonne nouvelle : notre taux d’emploi de la population active est le plus haut depuis 1980, c’est-à-dire depuis 39 ans (66,1%).
  • L’amélioration n’est pas que quantitative, elle est aussi qualitative :
  • Hausse du taux d’emploi à temps complet
  • Augmentation du taux d’emploi en CDI
  • Baisse du taux d’emploi en CDD/intérim