La concertation va se poursuivre, et nous nous prononcerons de façon complète à l’issue du grand débat national. L’accessibilité du permis de conduire est un enjeu essentiel. 

Contexte : un rapport sur le permis de conduire a été remis ce matin au Premier ministre par la députée (LRM) Françoise Dumas. Dans cette perspective, les auto-écoles se sont mobilisées hier dans plusieurs villes de France, notamment à Paris où une opération escargot a eu lieu sur le périphérique. Le président de la République avait annoncé en novembre dernier son souhait de faire baisser drastiquement le coût du permis.

  • Le Président de la République a annoncé en novembre dernier sa volonté de réduire « drastiquement » le coût du permis de conduire – qui coûte aujourd’hui entre 1600 et 1800€ en moyenne.
  • C’est un enjeu essentiel, car de plus en plus de jeunes n’ont pas les moyens de passer leur permis de conduire : trop cher, trop lent. Or, il est exigé par les employeurs dans 2 cas sur 3. C’est donc un obstacle supplémentaire à surmonter pour les jeunes à la recherche d’un emploi ayant le moins de moyens.
  • Le rapport remis aujourd’hui au Premier ministre répond à cet enjeu à travers 23 propositions pour favoriser l’accessibilité du permis de conduire, tant en termes de prix que de délai, et assurer un haut niveau de qualité pour l’éducation routière. Ces propositions visent notamment à poursuivre la réforme engagée en 2015.
  • Le Gouvernement accueille ces propositions avec intérêt, notamment celles concernant :
  • l’intégration du permis de conduire au Service national universel ;
  • le développement de nouveaux modes d’apprentissage, tels que le simulateur ;
  • la possibilité de pouvoir comparer de façon plus transparente les tarifs et les taux de réussite ;
  • l’expérimentation de la possibilité donnée aux candidats de s’inscrire à l’épreuve pratique directement en ligne ;
  • l’augmentation du nombre de créneaux d’examen.
  • Ces propositions sont le fruit d’un important travail. Plus de 200 acteurs du secteur ont été rencontrés, représentant toute la diversité des approches. Ces rencontres ont permis de mesurer le haut niveau d’engagement des professionnels de l’éducation routière en faveur de la qualité de l’apprentissage des candidats au permis de conduire.
  • Cette concertation doit se poursuivre et s’élargir sur la base du rapport qui est désormais public. Le sujet pourra notamment être discuté dans le cadre du Grand débat national. Le Gouvernement entamera également un cycle d’échanges à son niveau avec les parties prenantes, en s’appuyant sur le dialogue conduit par les parlementaires. Une délégation représentant les responsables d’auto-écoles sera reçue par le cabinet du Premier ministre.
  • Le Gouvernement sera amené à se prononcer de façon complète sur ce sujet à l’issue du Grand débat national.