Violences scolaires : le rapport n’a pas encore été remis, et les arbitrages ne sont pas rendus.

Le Gouvernement n’exclut à ce stade aucune piste, l’objectif est d’agir avec pragmatisme et esprit républicain.

Contexte : le groupe de travail sur la lutte contre les violences scolaires doit prochainement remettre son rapport. La presse a relayé ce jour l’information selon laquelle ce rapport proposerait que les allocations familiales puissent dans certains cas cesser d’être versées aux familles d’élèves violents.

  • Le 17 octobre dernier, un professeur du lycée Branly de Créteil a été agressé par un élève (arme factice pointée sur le professeur). La diffusion des images de l’agression a déclenché une vive émotion, notamment chez les professeurs, qui se sont exprimés à travers #pasdevague.
  • Le Président de la République a exprimé son indignation et demandé que toutes les mesures soient prises pour que de tels faits soient punis et proscrits.
  • Pour répondre à cette situation, un comité stratégique pour la protection de l’école a été réuni le 26 octobre par la ministre de la Justice, le ministre de l’Education nationale et le ministre de l’intérieur, en présence de représentant de l’AMF et de Régions de France.
  • Dans la foulée, le ministre de l’Education nationale a présenté des premières mesures pour agir dans la classe et dans l’établissement, en insistant notamment sur le caractère systématique des faits et de leur traitement.
  • Pour traiter profondément la question complexe de la protection de l’école, le Gouvernement a confié une mission à un parlementaire, une maire et une rectrice d’académie.
  • Il leur a été demandé de concentrer leurs travaux sur trois axes clé :
  • la sécurisation des abords des établissements, avec le renforcement des liens avec les forces de sécurité et les collectivités territoriales ;
  • le soutien aux familles et leur responsabilisation, pour prévenir les violences, les incivilités, l’ensemble des comportements inadaptés ou encore l’absentéisme scolaire ;
  • l’identification de réponses concrètes à la situation des élèves exclus à plusieurs reprises, et en particulier la mise en place de structures ad hoc pour les accueillir.
  • A ce stade, le rapport n’a pas encore été remis. Les arbitrages ne sont pas rendus.
  • Les ministres de la Justice, l’Education nationale et l’Intérieur présenteront à la fin du mois le plan contre les violences scolaires.
  • Sur l’ensemble des sujets, le Gouvernement n’exclut à ce stade aucune piste. Les ministres ont toujours dit que tout devait être discuté, sans tabou. L’objectif est d’agir avec pragmatisme et esprit républicain en retenant les solutions qui fonctionnent et qui ont fait leur preuve, en France ou ailleurs. C’est en particulier le cas pour la responsabilisation des familles.
  • Il ne s’agit évidemment pas de fragiliser des familles dépassées ou d’ajouter de la difficulté à la difficulté. L’enjeu est plutôt de les soutenir et d’affirmer la nécessité d’une alliance entre l’école et les familles pour la réussite des enfants. Cela suppose une exigence mutuelle et, le cas échéant, de responsabiliser les familles, pour éviter qu’elles ne soient complices de l’évolution de leur enfant.
2019-01-11T09:19:48+00:0011 janvier 2019|Dossier en cours / Note d'information|Commentaires fermés sur Violences scolaires : le rapport n’a pas encore été remis, et les arbitrages ne sont pas rendus.