🏛 Le Président de la République devant le Congrès à Versailles

L’objectif de ce discours adressé aux Français, le 10 juillet 2018, était de rappeler à chacun « le cap et la volonté de notre pays, pour que nous sachions tous ensemble où nous allons ».

Le Président a coupé court à toute polémique politicienne en annonçant avoir demandé au gouvernement de déposer dès cette semaine un amendement au projet de loi constitutionnelle qui lui permettra, lors du Congrès de l’année prochaine, de rester pour écouter et répondre aux réactions des différents groupes politiques.

Le Président a expliqué être pleinement conscient du décalage entre l’ampleur des réformes engagées et les résultats déjà ressentis. Il a dressé le cap des mois et des années à venir :
• une économie forte grâce à la reprise de l’investissement et grâce au rappel d’une loi très simple : pour qu’il y ait un gâteau à partager, il faut d’abord qu’il y ait un gâteau. Il est absurde de prétendre qu’aider les entreprises revient à aider les riches : c’est tous les Français que nous aidons en consolidant notre économie.
• un projet de sociĂ©tĂ© qui s’attaque aux inĂ©galitĂ©s de destin car ce sont elles qui sont les plus scandaleuses en France : « que ce ne soient plus la naissance, la chance ou les rĂ©seaux qui commandent la situation sociale, mais les talents, l’effort et le mĂ©rite ! ». L’Ă©ducation est « le combat de notre siècle » pour permettre ensuite l’Ă©mancipation par le travail.

Le Président a annoncé qu’il recevra les partenaires sociaux dès ce mois de juillet pour partager avec eux l’agenda des prochaines réformes ainsi que les 120 plus grosses entreprises françaises afin de leur demander de s’engager pour l’apprentissage, l’emploi des jeunes et le développement de leur activité dans les territoires délaissés.

Le Président a fixé la priorité de l’année, la construction de l’État-Providence du XXIème siècle :
• plus universel : pour mieux couvrir les risques de chômage de chacun indépendamment de son statut, mieux protéger le passage en retraite, notamment pour ceux qui ont connu des carrières hachées, et les pensions de réversions seront bel et bien maintenues
• plus efficace : reste Ă  charge zĂ©ro et transformation de l’offre de soins sur le territoire Ă  l’automne
• plus protectrice des plus fragiles : les enfants, nos concitoyens les plus pauvres et les plus âgés

Le Président a appelé à la poursuite de la restauration de l’ordre républicain :
• Sécurité : plus de moyens pour les forces de l’ordre et réforme de la procédure pénale pour libérer des forces sur le terrain.
• Droits et devoirs : le SNU sera présenté d’ici la fin de l’année : « C’est en connaissant mieux son compatriote que jamais peut-être on n’aurait croisé autrement, qu’on se met en mesure de le comprendre mieux, de le respecter et de sentir ce lien invisible qui fait la communauté de destin d’une nation. »
• Refus de laisser personne s’éloigner de la République : le Président donnera à l’automne à l’islam « un cadre et des règles garantissant qu’il s’exercera partout de manière conforme aux lois de la République. Nous le ferons avec les Français dont c’est la confession et avec leurs représentants ».

Le Président a annoncé le combat européen à venir, l’année prochaine : « la frontière véritable qui traverse l’Europe est celle qui sépare les progressistes des nationalistes ».

 

Voici ma réaction :

« Je sais que je ne peux pas tout, je sais que je ne réussis pas tout. Mais mon devoir est d’essayer ». C’est par ces termes empreints d’une très grande humilité que le Président Emmanuel Macron ouvre son discours annuel à Versailles.

Depuis un an, grâce au concours de notre majorité parlementaire et du Gouvernement, nous conduisons le programme voulu par les français et je suis fière des résultats déjà concluants: les finances publiques ont été rétablies pour la première fois depuis plus de dix ans, le scandale du tirage au sort à l’université a pris fin, l’école a retrouvé la place qui est la sienne, la SNCF a été enfin réformée, l’état d’urgence a été levé tout en renforçant notre arsenal juridique; en bref, en un an d’exercice, la majorité présidentielle a mis les bouchées doubles emmenant un rythme parlementaire sans précédent.

Lors de ce Congrès, le Président a fixé la priorité de ce quinquennat : l’État providence du XXIème siècle. Un état-providence universel, émancipateur, efficace, pour mieux couvrir les risques liés au chômage, une transformation de l’offre de soins et une protection optimale des plus fragiles.

Parce que l’ordre républicain est le fondement d’une nation de femmes et d’hommes libres, fondé sur une éthique permanente, le Président concrétise l’établissement d’un service national universel, d’une police de sécurité du quotidien, et promet la considération nationale dans les territoires lésés jusqu’alors par l’indifférenciation.

Consciente des défis de notre temps, j’ai placé en Emmanuel Macron une grande confiance que je renouvelle en ce jour.

Réaliste mais tout autant audacieux, son projet, notre projet s’inscrit dans cette dualité concomitante faite de lucidité et d’ambition pour traiter non plus uniquement les symptômes mais les maux de notre société qui, ternie, depuis plus de 30 ans, par ce qu’Emmanuel Macron appelle « les inégalités du destin ».

Je crois au changement, je crois en un développement économique et écologique, je crois en une Europe des peuples progressiste, je crois simplement en un modèle sans étiquette, sans effet de halo, un modèle qui nous ressemble.

2018-07-11T17:59:13+00:0011 juillet 2018|Dossier en cours / Note d'information|Commentaires fermés sur 🏛 Le Président de la République devant le Congrès à Versailles